Sitôt Carnon quitté, cap sur Toulon. C'est ma première nav en solitaire : j'étais toujours en famille lorsque je louais des voiliers. Ça fait quand même drôle ... je me suis payé des bonnes sensations entre Carnon et Toulon (foncer à la voile, sentiment extrême de liberté), avec le vent qui fraîchissait dans les bouches du Rhône, un, deux, trois ris, zou !! le golfe de Fos avec tout ses cargos et paquebots a été traversé comme une flèche !
Le port de Toulon :Le bateau de Jean-Philippe :
Etape Toulon - Port-Grimaud, tranquillement, après avoir passé une nuit au mouillage de Porquerolles. Toutes ces étapes je les ai déjà faites, mais pas avec MON bateau. J'y crois pas encore (même aujourd'hui d'ailleurs !!!) : c'est moi qui taille la route ?? En tous cas j'embarque une nouvelle cuisinière en inox, à pétrole (un vrai poème l'allumage d'un réchaud à pétrole, j'en reparlerai peut-être). J'ai choisi le pétrole en lisant et relisant les bouquins de navigateurs qui sont allés suffisamment loin pour préférer le pétrole au gaz : pas de risque d'explosion, facilité pour s'approvisionner partout dans le monde ... mais de belles flammes jaunes et du noir de fumée parfois !!La traversée vers la Corse se fait sans difficultés - je me rappelle ma première traversée, en 91, avec juste ma famille pour équipage, je n'en menais pas large !!! Arrivée à Calvi, classique :
L'île Rousse :

Au retour, je me suis payé mon premier petit coup de vent en solitaire : je pars vers midi, avec du libeccio (trois-quart arrière partant de Calvi) qui me fait avancer comme un avion toute la journée puis la nuit, pour me laisser au petit matin au large de Porquerolles, en pleine calmasse. Traversée de nuit du Golfe de Fos, au radar, avec des cargos partout. Le lendemain, vent debout à 20 milles du Grau. Vive la Méditerranée !!! Mais je suis content, je m'en suis bien sorti, et gagné de la confiance en moi et en mon bateau, qui a taillé sa route comme un chef ...........
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