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samedi 8 décembre 2007

La Faune de Casamance



Quelques explications : toutes les photos de ce message ont été prises par François (le site du bateau Balilaï - un balilaï c'est un lamentin .... il en reste dans certain coins perdus de Casamance).

Elles (les photos) sont disponibles dans des formats beaucoup plus précis, pour les amoureux de belles et grandes images.

Mais il me fallait illustrer le fait que la Casamance dispose de prodigieuses ressources z'ornithologiques !

Ces oiseaux, que vous voyez en gros plans, il y en a des milliers, qui nichent et pêchent un peu partout, dans les petits et les grands bolons.

Pour les crocos, disons que ces instantanés ont été pris dans une ferme d'élevage, près de Ziguinchor. Il est possible d'en voir à l'état sauvage, mais .... il faut se lever de bonne heure. Il y a trente ans, il y en avait de très gros .... il y avait des requins aussi. Ils ont tous été mangés depuis longtemps, par le plus grand prédateur, nous !












































Le plus beau à voir voler : le Pélican (il parait que c'est bon à manger aussi .....)


Les dauphins : il y en a beaucoup, j'en ai vu chasser depuis Djogué, à l'embouchure de la Casamance, jusqu'à Ziguinchor, ils se gavaient de mulets.



Partout, partout, de petits et grands échassiers (les plus grands, des hérons gigantesques, font 1,80 mètre de haut !!)


Un bel aigle pêcheur (que les spécialistes me corrigent si je me trompe de nom) :


Des libellules, en plein vol, belle photo ....



Une belle galerie de pêcheurs : tout en bas un gros martin-pêcheur, formidable plongeur, trois fois gros comme ceux de chez nous :






et pour compléter le tableau :

un paysage d'hivernage

un classique : la pirogue qui relie les hommes :

La Casamance, toute la Casamance dans cette photo ? :


Un beau montage sur la pêche à l'épervier (j'en ai acheté un pour faire mes vifs, il est plus petit que celui ci-dessous, et ........ il faut un sacré apprentissage !) :

dimanche 2 décembre 2007

Lutte et Football en Casamance

Chronologiquement, il y a, pendant la saison des pluies (juillet, août, septembre, lorsque tout va bien), des tournois de football, entre villages. C'est l'occasion d'aller rencontrer les voisins, pour les jeunes femmes supporter leurs joueurs pendant les matchs, souvent de conclure ces matchs par des bals. Mais pour moi la manifestation la plus authentique, traditionnelle et intéressante, c'est la lutte. C'est l'évênement qui suit la plantation du riz, en septembre. Chaque rencontre de lutte donne aussi l'occasion de voir les supporters se déchainer et à la fin d'une danse rituelle, l'Ekonkon.

Toutes les photos ci-après ont été faites par François BEAUPAIN. Les trois films par mes soins, avec mon petit appareil photo : qualité médiocre de la vidéo donc, mais vous aurez une idée de ce qui se passe pendant et après une rencontre de lutte.

Les supporters arrivent près du terrain :


On s'installe tranquillement :

Le match commence :


Les supportrices se font entendre, elles chanteront et danseront du début à la fin du match :





Et c'est le but :


Déchaînement de joie :



Et encore une petite danse pour fêter ça :




Coté lutte maintenant, tout le monde est grave, les équipes s'observent et se défient du regard :






Le combats s'engagent, encadrés par trois juges. Pas d'esbrouffe, pas de tricheries, le ton est au self-control et au fair-play, même si les engagements sont acharnés :



Les empoignades sont le plus souvent féroces, il y va de l'honneur du village :






Parfois la victoire est nette, parfois on sépare les combattants sans que rien ne soit décidé :



Films : Lutte à Cachouane. Vous remarquerez les camps en présence : lutteurs (se déplaçant parfois pour venir se défier), supportrices, simples spectateurs ..... le tout au bord du bolon, sous un grand arbre .... pas beaucoup de touristes .... pour ma part je me faisais très discret ....... et j'en ai pris plein les yeux, peut-être mon souvenir d'afrique le plus fort ! :

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L'Ekonkon : passez cette vidéo sur votre ordi dans un café, quelque part où il y a des Diolas, et vous les verrez tous se lever et accourir en disant "ça c'est nous, c'est notre lutte et ce sont nos chants"!!!! C'est pire qu'une Marseillaise à Twickenham, ça les remue vraiment.

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dimanche 25 novembre 2007

Bientôt le départ du Sénégal ?

Comme l'indique le titre, je pense très fort à partir pour le Brésil..........

Oui, je sais ........ j'aurais dû alimenter mon blog de nouvelles fraîches, et ce depuis plusieurs mois. Je bats ma coulpe, et toutes mes excuses pour ce retard dépendant de ma volonté. C'est promis, je vais me rattraper !!

Je n'aime pas néanmoins écrire à chaud, et ce temps de réflexion m'est bien utile. Je dirai plus, nécessaire ........

Je vais vous parler - à ma façon - de ce que j'ai vu et vécu pendant l'hivernage (la saison des pluies ici), et notamment de la lutte sénégalaise, dans les villages, des tournois de football (voir dans le message suivant), de la culture du riz à la mode Casaçaise (ou Casamançaise comme vous voulez), des mini-tornades - jusqu'à 140 km/h de vent dans les rafales - des voyages en taxi-brousse, que j'ai utilisé pour aller en Gambie puis en Guinée-Bissau, de la faune de Casamance, et des hôpitaux (que j'ai un peu fréquenté aussi, à mon corps demandant). Et puis aussi un petit lien sympa, regardez à "Ekonkon"


Quelques photos illustrant la culture du riz (crédit "Balilaï") : tout d'abord il faut retourner la terre avec le Kadiandou. Il n'y a pas d'âge pour se taper ce travail de force, et c'est le travail des hommes. Voici un ancien qui donne l'exemple :



Pendant ce temps-là, les femmes ont cultivé des plants :

Plants qu'ils faut ensuite repiquer, les chants donnent le rythme :


Pour vous donner une idée de ce que c'est de voyager en taxi-brousse, regardez ceci, que j'ai tourné en revenant de Guinée-Bissau, dans un "sept places" :

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Enfin, quelques photos de l'hôpital Silence, à Ziguinchor. En fait sur les photos, on ne se rend pas bien compte de l'état de décrépitude des lieux. Enfin les gens qui y travaillent sont toujours dévoués, parfois efficaces .... quand ils ont le matériel.

La file d'attente :
Pour tondre, il y a chèvres et moutons :

Malheureusement, les gens tombent souvent malades en Afrique, et les maladies ne sont pas des "petites grippes" : palu, dengue, lèpre (je n'ai pas vu de lépreux, mais je n'ai pas cherché !). Ces quelques photos donc pour ne pas l'oublier. De simples bronchites peuvent s'avérer redoutables, je peux en témoigner.