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mardi 6 janvier 2009

Le vent, la pluie, l'amitié, Brésil suite et fin ?

Bon, je vais faire un point sur ma navigation à l'occasion du nouvel an.

C'est le bon moment naturellement pour vous adresser mes voeux à tous, car si j'en crois les statistiques du blog il y a quand même une vingtaine de personnes qui parcourent quotidiennement ces pages, avec quelques pointes à 120 ..... mais il doit y avoir du roulement car je ne fais pas souvent de nouvelles pages !! ;-)

Alors tous mes meilleurs voeux pour 2009 !! ...... a todos, um excelente Natal e um majestoso 2009 !! ..... Happy New Year !! Seasons greetings et toute cette sorte de choses

Je suis passé ces derniers mois de Salvador à Florianopolis, en passant par Morro de Sao Paolo, Boipeba, Ilheus, les îles Abrolhos, Vitoria, Buzios, Rio, Ilha Grande, Angra dos Reis, Paraty, Porto Belo, Pinheira.

En gros cela correspond à ces trajets, très simplifiés (une de mes traces coupe Ilha Grande) :
Salvador - Rio : lien Google Maps ou bien lien Google Earth
(cliquer sur l'un ou l'autre lien pour visualiser ma trace, réalisée en utilisant ScanNav. je rappelle qu'il faut disposer d'une version Google Earth déjà installée pour utiliser le deuxième lien)
Rio - Paraty : lien Google Maps ou bien lien Google Earth
Paraty - Florianopolis : lien Google Maps ou bien lien Google Earth

Cela s'étale de septembre à aujourd'hui, avec beaucoup de pannes diverses (vous savez, l'état de panne est stable, généralisé, habituel, et ..... bien connu des navigateurs, à l'inverse l'état de marche est inopiné, ponctuel voire exceptionnel, temporaire et fragile .....), du mauvais temps en "pagaille" comme on dirait en Casamance, de la pluie comme j'aurais pas cru que cela existait (je pensais voir ça avec la mousson, dans l'Océan Indien moi). Pour résumer, disons que :

  • Boipeba et Camamu j'adore, on peut y buller tranquillement, plages, cocotiers et mouillages bien calmes,
  • Les Abrolhos c'est à faire, c'est une rencontre avec l'océan, les baleines qui sautent partout comme des dauphins, mais on se demande parfois si elles ne vont pas retomber sur le bateau tellement il y a de bébés baleines,
  • Vitoria c'est sympa, un autre Etat du Brésil, c'est plus le Nordeste (lire votre Guide du Routard ou bien le Lonely Planet),
  • Morro de Sao Paolo, Buzios et Abraão c'est par trop touristique, perso je n'apprécie guère l'ambiance de ces endroits où les touristes sont parqués, pressés, canalisés, instrumentalisés (bon j'arrête, je sais, je suis snob),
  • Rio c'est .... spectaculaire (Rio à lui seul vaut un voyage au Brésil), grandiose et passionnant, pour ses sites, pour les cariocas (les habitants de Rio s'entend),
  • Paraty, Angra dos Reis, boaff ... les guides en question s'étalent un peu, mais franchement, ... c'est petit ...
  • Ilha Grande c'est beau comme tout, et j'aime, à part Abraão pour les raisons sus évoquées, et à part les mouillages sympas où l'on tombe sur une guinguette flottante, avec bière et musique à gogo là où on pensait se la couler douce .... mais restent des dizaines de mouillages magnifiques,

plus ou moins bien abrités, mais poissonneux, eau claire - pas limpide, hein, ça c'est la Méditerranée ou le Pacifique - plus claire que partout ailleurs au Brésil, Abrolhos exceptés ....
Toujours à Ilha Grande : plage (très grande), football et surf (normal) :

Quel dommage que cette année fut si pluvieuse !!! Quand je dis pluvieuse, c'est une semaine de flotte pour un jour de soleil !! Hé oui, brisons les mythes : au Brésil, au sud de la Bahia, il flotte un max !! regardez les pluviométries moyennes. Quoique d'après les brésiliens cette année fut particulièrement gratinée !

Et ceci pose aussi des problèmes pour naviguer tranquille. En attendant une amélioration de la météo, je suis là, à Pinheira, et je suis sur la descente vers Buenos Aires (il n'y a pratiquement pas d'abris valables entre ici et l'Uruguay, ce sera donc 600 miles sans arrêt) ... mais j'ai attendu à ce jour presqu'un mois et je vais attendre quelques jours encore pour qu'une fenêtre météo correcte s'ouvre (j'ai pas dit "bonne", ce qui est pratiquement impossible dans le coin), car il y a beaucoup de dépressions et de vents du sud en ce moment. Je le répete, c'est un été exceptionnellement pourri, il est invraisemblable de voir autant de mauvais temps qu'en ce moment, sans discontinuer depuis trois mois (changement de climat ? en tout cas c'est ni une année El Nino, ni une année El Nina .... c'est un truc nouveau, ça vient de sortir !). Tout le monde (et il y en a peu en ce moment qui n'ont pas renoncé à descendre) enfin le peu de bateau encore candidats, a un mois et demi de retard sur le "planning".

En fait, après quelques conversations avec des collègues bien affranchis (j'ai re-re-re fais le point pour bien éclaircir toutes les options, en tenant compte de cette p... de météo pourrie actuelle), je pense que cela va être :

- Achat d'un antifouling à Piriapolis (Uruguay), ras le bol de gratter la coque tous les mois,
- réparations et achat des chaines et ancres en Argentine, tout est pourri oxydé,
- quelques soudures (vais-je trouver un soudeur alu ?), changement d'antenne VHF, remplacement des feux de nav, réparation du guindeau, fuite sur la pompe à eau du moteur, joint à remplacer sur l'inverseur etc ... etc ... une paille ... je vous passe les détails !
- visite de l'Argentine, de long en large pendant un ou deux mois, par la terre, et du Chili tiens pendant que j'y suis,
- et ..... passage dans le Pacifique en mettant MENKAR sur un camion. Je sais pas si ce serait une première, mais c'est possible !

En effet, quand TOUT va bien, il faut partir de Buenos Aires vers le sud dès début décembre pour être à Noël à Ushaïa, et ensuite c'est une vraie galère pour vite remonter les canaux de Patagonie avant qu'il y ait de la glace, navigation uniquement le jour, tout ou presque au moteur face au vent, etc ..... En fait les gens font ça en deux ans : une année ils laissent le bateau à Noël à Ushaïa, partent en avion en février pour revenir remonter tranquillement les canaux 9 mois plus tard. Et aujourd'hui pour moi passer par Panama c'est pratiquement dans un an et demi à cause des vents saisonniers.

Donc la traversée de l'Amérique du Sud (Buenos Aires - Valparaiso au Chili en camion) ce serait pour moi une solution inespérée pour vite trouver le Pacifique ....... qui reste quand même maintenant (c'était pas pareil il y a 20 ans - dixit les gens qui savent, et je connais bien ceux qui le disent) 10 fois mieux que les Caraïbes. Les gens qui ont fait le tour plus d'une fois disent : notre vrai maison, c'est le Pacifique ! Cela mériterait que je développe pourquoi : la mentalité des gens vis à vis des voyageurs (pas tous bien sûr, mais je connais maintenant un peu Afrique et Amérique du Sud), la qualité des eaux, de la faune et de la nature, etc .... bon enfin je VEUX voir, et pas m'embourber des années en Atlantique, je sais par expérience que tout concourt à l'immobilité et qu'il faut se secouer fort pour avancer.

En attendant, je suis tombé à Pinheira sur une tapée de gens super sympas, gentils et prévenants, avec qui j'ai partagé une dizaine de jours, Noël et le Jour de l'An, et qui savent vivre. Pour paraphraser Brassens : "elle est à toi, cette page web, toi l'brésilien qui sans façons, m'a donné un peu de ta bière, quand dans ma vie il pleuvait fort" ! (Houu, c'est mauvais, j'ai honte .... mais toute honte bue, je laisse !) Voilà Sadi, et toute sa famille, joyeux et généreux :

Juliana, ma pomme, Arthur (le mari de Juliana, pour les mauvaises langues ;-) ), Magali et Sadi :

Comme vous le pressentez, il y a de la chaleur humaine !

Voilà des rencontres, beaucoup d'échanges et de sourires, c'est aussi ça le voyage, quand ça veut bien surgir, au moment où on ne l'attends pas, ou plus :

Je faisais à une amie (au milieu de la photo, ci-dessus) un commentaire sur le fait que beaucoup de brésiliens vivent dans des condominions, ne sortent pas dans les lieux publics ou rarement, ou pas après certaines heures, etc .. etc ... et je déplorais cet état de fait - ce manque de liberté donc - dû à l'insécurité (beaucoup plus à Rio, Salvador, que dans le sud, à Floripe par exemple). Elle m'a répondu finement en me disant qu'effectivement les brésiliens étaient ainsi privés de beaucoup de libertés que nous connaissons en Europe ........ mais que nous vivions beaucoup plus seuls, isolés, dans nos grandes cités européennes, que les brésiliens qui sont souvent en bonne compagnie. Et cela semble bien vrai au fait ...... alors, la liberté c'est de pouvoir se balader tout seul ??

A Pinheira, il y a aussi un point de chute apprécié des navigateurs, que je vous recommande. Allez voir de ma part Alvaro (son surnom est Jacare de Botta !) à la pousada Dona Maria, à Pinheira, com um grande abrasso !!

Dernières nouvelles : les 30, 31 et 1er janvier un véritable cyclone tropical au large du Brésil à fait sentir très fort ses effets .... quelques recherches sur internet vous le montrerons. Le mouillage est devenu vraiment difficile, le bateau a chassé plusieurs fois (vent de face naturellement, houle de deux mètres venant de l'arrière) et les gens faisaient du surf en face du bateau sur la plage. Naturellement il était trop tard pour rentrer dans la Baie de Florianopolis (ou Floripe pour les intimes) à cause d'une barre très très costaude. Pour vous donner une petite idée de ce que c'était (le plus fort est déjà passé), deux photos ou un film :


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