dimanche 7 septembre 2008

La Baie de Bahia - fin

de l'embouchure du Rio Jaguaribe à Salvador (29 miles)

Lien Google Earth - Lien Google Maps

En fait, ce dernier parcours n'est pas à proprement parler dans la baie de Bahia, vous le verrez sur la carte. Mais c'est le dernier morceau du périple.

Cela commence tout bêtement par le premier pas .... en bateau on lève l'ancre .... et on ne sait jamais comment cela va se passer. Combien de gens lèvent l'ancre, chaque jour ? Bien peu, selon mon sentiment ....

Miroir .......


Direction ..... l'océan .... c'est un beau mot OCEAN, et je suis fier de l'avoir traversé

Voilà la Punta Garcia, la sortie du Canal d'Itaparica

Je me concentre très fort, et vais serrer les fesses pendant une bonne heure et demi : des déferlantes partout, des brisants .... vous verrez sur la photo satellite que je ne suis pas trop fourvoyé !

Le plus dur est fait .... tout au fond, la mégalopole ... Salvador et ses buildings !!

Après quelques heures c'est tout aussi ahurissant

Cette bouée là, marque l'entrée du chenal pour les cargos



Il va y avoir beaucoup de cargos au mouillage, des monstres d'acier .... tiens je n'ai plus pris de photos à partir de la bouée .... en fait c'est un autre monde, et je n'ai sûrement pas voulu mélanger les genres pour garder pur mon souvenir de ces quelques jours .....

Aller, je vais vite rentrer à PierSalvador, à Ribeira (je vous recommande chaudement cette marina, pour son accueil et ses installations) pour préparer des navigations plus lointaines, cap au sud !!!!

samedi 6 septembre 2008

La Baie de Bahia - suite

Je vous ai laissé à Jaguaribe. Au matin, petit coup d'oeil machinal sur le voltmètre ..... tiens, c'est pas ça, pas assez de jus (12,3 volts). Avec les deux heures de moteur d'hier soir, ça devrait être entre 12,6 et 12,8, minimum ? Cela ne vous paraitra pas grand-chose mais je commence à le connaitre mon pépère Menkar. Il me couve quelque chose. En plus depuis deux jours, la clé de contact n'allume plus la lampe qui va bien. Et c'est parti pour la corrida !! Après une demi-heure, je parie que c'est l'alternateur qui flanche. Mesures, contre-mesures, je décide de le démonter (en fait en bateau on passe son temps, du moins une grande partie, au dépannage où à la maintenance de tous les bigntz qu'on s'ingénie à installer).

Comme dirait l'autre, en bateau, plus que n'importe où ailleurs, il y a un état des choses connu, stable, immanent, c'est l'état de panne ! Et il y a un état exceptionnel, rare, temporaire et précaire, c'est l'état de marche !!!!

Là je trifouille le faisceau du tableau de bord du moteur

Bon après une matinée de travail la tête en bas, plié en deux - en bateau c'est plutôt contraignant - j'ai démonté l'alternateur, essayé de le réparer .... en vain .... alors j'ai sorti de son emballage (bien étanche l'emballage) un alternateur tout neuf !!! et oui, on n'est pas des rigolos sur Menkar. Bon il a fallut batailler un peu pour l'adapter, mais ça fonctionne nickel !

Alors je suis parti faire un peu le touriste dans Jaguaribe




En fait c'est le plus beau village que j'ai visité. Il n'y a pas ou pratiquement pas d'activité touristique, c'est propre et coquet, le soir il y a un peu partout des troquets et de la musique



Il ya quand même des petites ruelles en terre, comme en Afrique

Les élections approches. Ces tags, ce sont des pubs pour les politiques du coin

Ceci, c'est la plus petite des deux églises du village



Oh, il y a un voilier en bas !

Pratiquement pas de voitures dans le patelin (j'ai dû en voir rouler 4), et un camion qui livrait la bière. Ce silence mes amis ...... un bonheur de ne pas avoir le ronflement des machins à explosion, je vous dis pas !

Oh un bateau




Une bière glacée, comme les servent les brésiliens .... hummm, après quatre heures de bricolage, c'est le pied. Je ne perds pas le pépère de vue






Ce soir, comme la marée descend, et parce que je veux sortir en mer demain dans de bonnes conditions (la passe est dangereuse) et assez tôt pour rallier Salvador dans la journée, je décide de naviguer de nuit et de m'approcher de l'embouchure. Voici donc ma trace, pour que vous ne soyiez pas perdus ;-) ......

de Jaguaribe à l'embouchure du Rio Jaguaribe (4 miles)
Lien Google Earth - Lien Google Maps

vendredi 5 septembre 2008

La Baie de Bahia - suite

de la Cascade du Tororo à Jaguaribe (13 miles)

Lien Google Earth - Lien Google Maps

La cascade du Tororo est derrière nous, au loin le grand pont qui relie l'île d'Itaparica au continent. On m'a dit qu'il y avait 17 mètres de tirant d'air, c'est plus qu'il n'en faut aux 12 mètres de mon mat
Mais bon, si vous regardez bien, il y a une ligne à haute tension juste devant le pont, et j'ai comme un gros doute !!!

En fait, les lignes à haute tension sont plus bas que le pont, j'ai eu carrément l'impression que j'y laissais mon mat, mais pfiouu, c'est passé

C'est quand même Trrrrrrès désagréable de passer sous un pont

Tout de suite après il y a un fort courant, la marée descend !!

Un peu plus tard .... au loin, l'océan

Je tourne vers tribord, vers Jaguaribe

Et oui, il y des deux mats sur le rio Jaguaribe. On appelle ça des goélettes ou des ketchs ?

Ca ressemble vraiment à un bolon africain, on se croirait en Casamance

Et là c'est Karabane !

Il y a même les cabanes des pêcheurs

Plus qu'une heure de jour



Au loin, la silhouette de l'église de Jaguaribe
Et voilà, j'y suis, ça a l'air très calme

Paré à mouiller ??

Demain sera un autre jour ........

La Baie de Bahia - suite

d'Itaparica à la Cascade du Tororo (11 miles)

Lien Google Earth
- Lien Google Maps

(n'hésitez pas à visiter à nouveau mes pages sur les Canaries, la Mauritanie et le Sénégal, je vais y rajouter ce genre de liens, afin que vous puissiez visualiser mes parcours)

Il va falloir ouvrir l'oeil et le bon. Peu de balisage, quelques hauts-fonds, je mets les lunettes, et révise : ici c'est pas bas-cy-rouge et tri-co-vert, on est en amérique .... alors ça doit être bacyvert et tricorouge, la preuve

Du bleu

Et du vert aussi, c'est privé, souvent ..... (cliquez dessus pour agrandir l'image et lire la pancarte)

Le vent se lève, un peu de thermique en plus de l'alyzée. Je garde un ris, les grains sont dans les parages

Je déroule le génois

Et c'est parti pour un petit près tranquille, sans vagues

Je ne pense pas que ce bateau là soit un bateau de touristes ....

..... ni que ces occupants soient venus visiter cette pousada

Mais ne boudez pas votre plaisir, regardez et admirez, c'est à l'oeil !

De toutes façons, nous arrivons à la cascade du Tororo, où tout le monde peut mouiller et se faire rincer

Je vais la prendre la douche !

Et vais déjeuner, tranquille. Pas de vent, à l'abri ....

La Baie de Bahia - carénage

Bon au boulot, il faut nettoyer mon pépère Menkar. Il y a à Itaparica un banc de sable bien pratique pour caréner. C'est là qu'on apprécie un dériveur ! Quand j'y pense ..... j'ai combien de photos de carénage sur mon blog ? Celui où celle qui m'envoie la bonne réponse recevra un tee-shirt de Salvador, dédicacé s'il vous plait !

Malheureusement, cette marée n'est pas très forte, le coefficient doit être de 40, une misère ... il va me falloir travailler dans l'eau ...... à 24 ou 25°C, je garde le sourire ;-)

Pour l'occasion, un inévitable et charmant garçon m'a proposé ses services. C'est la même chose qu'en Afrique .... c'est à dire qu'il regarde très studieusement comment je m'y prends ... avant de gratter à son tour, dès que je le regarde. Mais dans ces cas-là, je ne me préoccupe pas de ce qu'il veut bien faire. Disons que mon vrai problème c'est que Menkar soit propre, et pas de m'échiner à faire bosser les populations. Et puis en fait, j'aime le faire propre et lisse, je l'imagine toutes voiles au vent en train de tracer !

La marée remonte, lentement, tout ne sera pas nickel, mais basta, ce sera pour une autre fois, et puis de toutes façons, j'ai plus d'antifouling depuis 6 mois alors .... je serai quitte pour le remettre au sec à Morro de Sao Paulo

Et un p'tit coucher de soleil, un. Je vais bien dormir ce soir, moi .....

....... ça va être l'heure de la Caïpirinha là ....... sur quel bateau hummm .....

A nouveau ..... sans commentaires





jeudi 4 septembre 2008

La Baie de Bahia - suite

de l'Ilha do Arromba à Itaparica (13 miles)

Lien Google Earth - Lien Google Maps

Tout est calme au matin, mais ce sera une journée de pluie et de vent

Un petit regard vers les frondaisons, et je lève l'ancre

La sortie du Paraguaçu

Les grains vont se succéder, ....... mais il fait 28°C !!

Profitons-en pour nettoyer le transparent de la capote

Au loin des dizaines de voiles ...... Ah oui, c'est une régate qui part de Aratu (cliquez sur la photo pour distinguer les voiles)

Cela va nous valloir de jolies rencontres, telles ces deux lanchas qui foncent vers le Paraguaçu, la première fait la course, la seconde est assez chargée !

C'est l'arrivée à Itaparica, dont voici la pointe nord-est

Il y a quelques bateaux au mouillage, la moitié sont français, celui-ci, un trimaran construit à la Rochelle, appartient à un autrichien. Il avait besoin de connecter son modem Inmarsat à son PC, j'avais envie de visiter son bateau, nous sommes tombés d'accord pour devenir copains ! Il a fallut quand même quelques bières pour faire fonctionner l'engin, mais ça fonctionne ....

L'église, la place et l'esplanade

Je vais mouiller et rester là deux jours, pour caréner Menkar, qui en a bien besoin. Ensuite, nous descendrons ensemble le canal d'Itaparica.

A bientôt !

mercredi 3 septembre 2008

La Baie de Bahia - suite

de Ilha do Francès à l'Ilha do Arromba (8 miles) :
Lien Google Earth - Lien Google Maps

Nous nous étions quittés, la nuit tombait, au mouillage le plus proche de l'île aux français.

Au réveil, un petit tour d'horizon, et coup de chance, il ne tombe pas des cordes, on va pouvoir se balader !!
La mangrove est toujours là :

Tiens on dirait qu'il y a une petite baraque ?

Un petit coup (aïe pas trop fort) de jumelles .... oui, une petite maison :

Les autres bateaux sont partis, sauf un :

C'est parti, on commence à contourner l'Ilha do Francès, sur notre droite

A gauche on voit Maragojipe, au loin

De face une petite église, Maragojipe dans notre dos

De plus près, avec ses deux immenses palmiers tout droits qui l'encadrent

Et c'est la descente, le tour de l'île est fait, elle toujours sur notre droite

Il y a du bétail, sur les pentes, à gauche, comme des zébus avec une bosse (cherchez pas, vous verrez pas sur la photo !!)

Et aussi quelques petites propriétés. Je ne les montre pas parce que je les trouve belles, à mon sens elles sont laides à plus d'un titre, mais c'est mon coté documentaire, je ne peux pas passer sous silence ces soudaines et monumentales expressions du colonialisme ..... tu fais du bateau gentiment et d'un coup, "beng" tu prends une baraque de 1.500 m² (minimum) dans la tronche, comme ça ....

Sur le coté, il reste encore une petite chapelle, qui devait être sur le terrain de la propriété

Je préfère celle-là, toute vieille, cachée, avec le cheval et la lancha (j'ai fais un petit montage pour changer, enregistrez-le, vous passerez en bateau devant)

Une petite voile jaune : une pirogue qui rase les bord; le vent est avec elle, mais le courant est contre car la marée descend. Eh oui, l'eau est saumâtre et j'ai vu déjà une bande de dauphins à ce même endroit, quelques mois plus tôt (il y a parfois plus de 40 mètres de fond)

J'arrive à destination : derrière cet îlot, l'Ilha do Arromba, lui-même séparé d'une autre ile, l'Ilha do Monte Cristo, je connais un petit mouillage qui me va bien

Il faut passer devant cette pousada luxueuse pour y parvenir ..... ils n'ont pas évité les fauteuils en plastoc blanc, dommage, le reste est pas mal

Mon petit coin planqué, je l'aime bien.

Près de la petite falaise ocre et brune

A coté, des pêcheurs qui ramassent je ne sais quoi dans la mangrove : crustacés, coquillages ? ici il n'y a pas d'huitres après les racines de palétuviers, comme au Sénégal

En tout cas c'est bon, je mouille

Et la nuit tombe vite ici, vers 17h30

Plus de vent ...... sans commentaires

mardi 2 septembre 2008

De retour à Salvador - Début de visite de la Bahia

Après un silence radio assez long, je vais vous faire visiter la Bahia de todos os Santos !

Mai, juin et juillet, j'étais en France, où j'ai rendu visite à toute la famille, amis, copains, à Lyon, Paris, Orléans, Jargeau, Rully (voir le lien de JPR, il fait bon au bord du canal) ..... c'était plus que sympa ....... et j'ai pris huit kilos !!!! quelle folie de pains (hummm le bon brignolet de cheu nous) fromages, desserts et vins, petits plats, grandes assiettes ....

J'en ai profité pour me faire soigner aussi, car je ne vous cacherais pas que je n'étais pas bien du tout, ces dernières semaines de mars et avril ....... fièvres, douleurs articulaires, etc ...... mais, après un séjour à l'hôpital - rayon maladies infectieuses et tropicales - les toubibs ont donné leur langue au chat, ils n'ont pas su me dire quoi, quand, pourquoi ..... par contre il existe maintenant une super liste de trucs que je n'ai pas chopé, une liste longue comme le bras consécutive à des tapées d'examen en tous genre. Donc, rassurez-vous, je suis hautement fréquentable, mon raisin est un grand cru, c'est du nanan, du heug !! pas de cholestérol, de diabète ni d'infection dûment répertoriable. Je traîne juste ce qu'il convient d'appeler une "arthrite réactionnelle", qui va disparaitre, revenir .... ou devenir chronique ;-) (sic) .... avec ça je suis habillé pour l'hiver.

Bon, trève de plaisanteries, là je suis confortablement installé à la marina de PierSalvador, chez l'ami Sandoval, et je vais essayer de me rattraper de mes silences coupables en vous concoctant des petites pages à tiroirs.

De temps en temps j'irai me dérouiller les jambes sur la petite coursive d'où je vois ceci (cliquez sur la photo pour la déplier, et regardez si vous trouvez Menkar en agrandissant) :

et je vais publier ce message par petits bouts, en le modifiant au fur et à mesure. Et puis quand il faudra me requinquer un poil, j'irai m'acheter un sorbet là :

J'ai le choix des parfums, j'en teste un ou deux tous les jours !!! Le plus dur est de choisir :


Bien je vais inaugurer maintenant une nouvelle façon de présenter un tour en bateau. Pour me remettre du retour, je me suis fais une balade assez sympa. Allons-y !!


Commençons par le premier trajet, qui va de Ribeira à Ilha do Frade (14 miles nautiques, pour info). Si vous avez Google Earth installé (pour le télécharger c'est là), vous n'avez qu'à cliquer sur ce lien, et télécharger le petit fichier qui va vous être proposé, puis l'ouvrir. Sinon, vous tapez là (clic à droite/ouvrir dans un nouvel onglet), et vous irez sur Google Maps, mais c'est c'est souvent beaucoup moins précis. Essayez, j'espère que les liens vont fonctionner suffisamment longtemps.

Tout au bout du chemin, on mouille dans une petite baie au nord de l'ile de Frade. Et au matin, on se réveille en voyant ceci :

C'est assez impénétrable, vu de près :

Il y a des planqués au nord de Frade (je ne vous répèterai pas qu'au Brésil les différences de niveaux de vie et consécutivement d'habitats sont ahurissantes) :

Mais il faut regarder dans la bonne direction, parce que de l'autre coté on voit le terminal gazier :


Bien passons, nous allons voir des choses plus intéressantes, de Ilha do Frade à Ilha do Frances (un petit 19 miles nautiques) (lien GE - Google Earth) et (lien GG - Google Maps).

On lève l'ancre, et va louvoyer entre les ilôts du nord de Frade :

Il y a un petit village, sur l'ilot situé au nord de l'Ile de Frade :

Et il est assez sympa cet îlot :

En embouquant une petite passe on voit un village de vacances un peu ..... enfin, à vous de voir :

Les voiles sont bientôt hissées, les pêcheurs nous croisent et saluent, pouce levé (c'est le salut brésilien, le pouce levé) :

On zigzague, toujours dans la mangrove :

Et je vois la passe pour sortir. Au loin les rivages où je vais trouver l'embouchure du Paraguaçu :

L'oeil qui cherche (j'ai mis le chapeau mais je vais me prendre un vieux coup de soleil sur la nuque) :

C'est parti pour la traversée, et voici l'embouchure du Paraguaçu (servez-vous de Google Earth ou Google Maps pour vous orienter) :

Un p'tit contre-jour sur le Paraguaçu :

Encore ma pomme, qui veille au grain (et ce n'est pas un vain mot, car en ce moment c'est l'hiver au Brésil, ....... et il pleut souvent et violemment, mais il fait 27° au pire) :

Et un oeil aussi sur l'ordi :

Un chalet savoyard !! :

On approche de l'Ile aux Français (au centre sur la photo) :

On va mouiller là, la nuit tombe très vite. Maragojipe n'est pas loin, et il y a, coïncidence, quelques autres bateaux qui ont décidés de passer la nuit ici plutôt que près de la ville. Ce sera la seule fois où je serai accompagné :


Bon je publie ça pour voir si cela fonctionne, et je change de message pour la suite du périple en la Bahia !!